Rencontre au cimetière
Quand je rencontre Victoria Delarozière dans ce coin de cimetière, je suis d'abord observé, elle a des yeux qui vous disent de ne pas approcher tout de suite, sans doute en particulier ce jour-là, quelques heures avant la représentation, en pleine montée de stress, d'énergie… Il ne faut pas perturber la connexion en cours de l'artiste avec l'œuvre qu'elle va donner, avec le lieu, avec sa partenaire de jeu.
Mais en peu de mots, en quelques regards, une décision est prise. Elle me fait confiance. Je pense que c'est grâce à mon approche que j'essaie de faire humble et discrète, et aussi parce que le producteur du spectacle, le grand Denis Poulin, me fait déjà confiance depuis de nombreuses années.
Deux représentations, peu de droit à l'erreur, c'est là qu'on apprécie de ne pas être un bleu, d'avoir des réflexes techniques qui permettent justement de ne plus penser à la technique pour se laisser porter par son seul regard de spectateur.
Et le spectateur que je suis a été touché, ce n'est pas chose aisée de filmer en riant, en dansant et en pleurant… Merci de ta confiance Victoria.